top of page
Rechercher

Je suis enceinte et j'ai une addiction

Dernière mise à jour : 31 juil. 2025


Quand nous souffrons d'une addiction, notre besoin le plus profond est souvent de regagner confiance et espoir…
Quand nous souffrons d'une addiction, notre besoin le plus profond est souvent de regagner confiance et espoir…
De nos jours, nous savons que l'alcool et les drogues ont un effet sur l'enfant dans le ventre de la mère, mais ce n'est jamais trop tard pour agir, chaque jour sans consommation de substances compte.

Si vous souffrez d'une addiction et que vous êtes enceinte, nous vous encourageons à ne pas rester seule et à vous orienter vers des centres de soin en addictologie qui vous proposeront un accompagnement médical et psychologique adapté à votre situation.

Vous pouvez également consulter des sages-femmes addictologues ou la PMI.

Ces professionnels sont formés pour aidées les femmes enceinte sans porter de jugement.


Notre équipe peut aussi vous accompagner et vous soutenir à chaque étape. Nos conseillères sont bienveillantes, prêtes à vous écouter sans vous juger. Si vous le souhaitez, elles seront présentes pour vous orienter vers les professionnels adaptés à votre problématique et en capacité de vous donner des ressources concrètes pour vous aider.

Lorsque nous nous retrouvons dans cette situation, nous pouvons ressentir de la honte et avoir peur d'être rejeter mais il existe des solutions pour vous en sortir, la possibilité d'être soutenu et de l'espoir. Ce qui est important maintenant, ce n'est pas vos actions passées, mais plutôt ce que vous comptez entreprendre pour veiller à votre bien-être et à celui de votre enfant.


Si vous êtes enceinte et que vous faites face à une addiction (drogue, alcool, tabac, médicaments ou autre), il est essentiel d’être accompagnée par des professionnels spécialisés, à la fois pour votre santé et celle de votre bébé.


Voici les principaux contacts vers qui vous pouvez vous tourner en France :


  • Centre de soins spécialisés en addictologie (CSAPA)


Les CSAPA proposent un accompagnement médical, psychologique et social, souvent avec des équipes pluridisciplinaires (addictologue, sage-femme, psychologue…). Cet accompagnement est gratuit et confidentiel.

Vous pouvez trouver un CSAPA proche de chez vous ici :👉 https://www.drogues-info-service.fr/ ou appeler le 0 800 23 13 13 (appel anonyme et gratuit, 7j/7).


  • Sage-femme ou médecin généraliste


Ils peuvent vous orienter vers des services spécialisés ou suivre votre grossesse en lien avec l’addictologue. N’ayez pas peur d’en parler : leur rôle est de vous aider sans vous juger.


  • Drogues Info Service


Vous offre écoute, soutien, orientation au 0 800 23 13 13 , ce service est confidentiel, disponible tous les jours de 8h à 2h.


🧡 Important à savoir :


Vous ne serez pas punie pour avoir une addiction. L’objectif des équipes médicales est de vous soutenir pour réduire les risques et prendre soin de vous et de votre bébé, pas de vous faire culpabiliser, ni de vous juger.


Franchir le pas


Si vous lisez cet article, c’est peut-être que vous ou une femme que vous aimez luttez contre une addiction. Que ce soit une dépendance à l’alcool, aux médicaments, à la nourriture, à des substances, sachez ceci : vous n’êtes pas seule, et surtout, vous n’êtes pas condamnée à rester dans cet état.


L’addiction peut être sournoise. Elle enchaîne, isole, et fait croire qu’il est impossible de s’en sortir. Elle murmure que demander de l’aide serait un aveu de faiblesse ou une honte. Mais c’est tout le contraire. Demander de l’aide est un acte de courage. C’est le premier pas vers la liberté.


Vous avez le droit d’être fatiguée. Vous avez le droit de vous sentir dépassée. Mais vous avez aussi le droit — et la capacité — de guérir, de vous relever, de reconstruire votre vie.


Oser parler, c’est briser le silence qui enferme. C’est ouvrir une fenêtre vers la lumière. Ce que vous traversez aujourd’hui ne définit pas qui vous êtes. Votre valeur reste intacte.

Et votre avenir peut être différent.


Prenez une respiration. Faites un pas. Même petit. Un appel, un message, une rencontre. Ce premier pas peut tout changer.


Vous êtes digne d’être aimée, guérie, restaurée. Et il n’est jamais trop tard pour commencer.


Oui, vous pouvez être une bonne mère, même en traversant une addiction


En découvrant votre grossesse, il se peut que la culpabilité vous écrase. Vous vous demandez peut-être : « Suis-je capable d’élever mon enfant ? » Ou pire : « Est-ce que je suis une mauvaise mère ? »


Permettez-moi de vous dire ceci avec force et tendresse : le fait que vous vous posiez ces questions montre déjà que vous aimez profondément votre enfant. Votre addiction ne vous définit pas, ni comme femme, ni comme mère. Elle est un combat, mais elle n'annule pas votre capacité d'aimer, de protéger, de transmettre, d’élever.


Être mère en cheminement, c’est possible. Demander de l’aide pour aller mieux, c’est aussi un acte d’amour pour votre enfant. Il ou elle n’a pas besoin d’une mère parfaite — il a besoin d’une mère vraie, présente, en chemin, capable de dire : « Je veux changer, pour moi, et pour toi. »


Ce que vous vivez aujourd’hui peut devenir une force demain. Votre enfant peut grandir en voyant une femme courageuse, résiliente, capable de se relever et de bâtir un avenir différent. Ne laissez pas la honte vous faire croire que vous êtes indigne d’être mère. Votre enfant n’a pas besoin que vous soyez sans faille, mais que vous soyez là...

 
 
 

Commentaires


bottom of page