Quand la grossesse n'était pas prévue : comprendre les doutes
- Elsa Gervasoni
- 24 nov. 2024
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 31 juil. 2025

Lorsqu’une femme découvre qu’elle est enceinte alors qu’elle ne l’avait ni prévu ni souhaité, un véritable tourbillon émotionnel peut s’installer. Peur, panique, rejet, déni, tristesse, solitude… Il n’est pas rare qu’une période de doute profond précède toute forme de joie ou d’attachement envers le bébé.
Et parfois, dans ce moment de flou, une pensée surgit : « Et si j’avortais ? »
Si vous vivez cela aujourd’hui, cet article est pour vous. Vous n’êtes ni folle, ni incapable, ni anormale. Vous êtes simplement humaine, confrontée à un bouleversement qui touche à l’intime, au corps, au cœur et à l’avenir.
Pourquoi ces pensées ?
Ce que vous ressentez est normal. Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles une femme peut ressentir du rejet ou de l’ambivalence face à une grossesse non désirée. Ces causes sont souvent multiples et entremêlées.
🔸 1. Un choc psychologique
Découvrir une grossesse quand on ne s’y attendait pas, c’est faire face à une rupture brutale dans le cours de sa vie. Il faut parfois du temps pour que le cœur intègre ce qui se passe.
🔸 2. Des hormones en ébullition
Au début de la grossesse, le corps vit un véritable tsunami hormonal. Cela affecte l’humeur, l’émotivité, la perception de soi et du monde. Des pensées sombres peuvent surgir, sans que cela traduise un réel rejet de l’enfant.
🔸 3. La pression extérieure
Un entourage peu soutenant, un compagnon qui menace de partir, des parents déçus ou exigeants… Tout cela peut pousser une femme à croire qu’elle n’a pas d’autre issue que d’interrompre sa grossesse, même si, au fond d’elle, elle aurait voulu garder son bébé.
Ce que vous ressentez aujourd’hui peut changer
L’ambivalence est souvent temporaire. Ce que vous ressentez aujourd’hui ne prédit pas ce que vous ressentirez demain. Combien de femmes, quelques semaines plus tard, disent avec des larmes dans les yeux :
« J’ai failli faire une erreur. Mais je suis tellement reconnaissante d’avoir gardé mon enfant. »
Il est important de laisser du temps à votre cœur, de ne pas décider dans la panique. Si une part de vous pense : « Et si je pouvais le garder ? », alors cette voix mérite d’être écoutée. Même si elle est faible. Même si elle semble irréaliste.
Comment traverser ce moment difficile ?
Voici quelques pistes pour vous aider à y voir plus clair et à faire un choix en paix :
✔️ 1. Accueillez vos émotions sans honte
Avoir peur ne signifie pas que vous n’aimerez pas votre enfant. Avoir des pensées de rejet ne signifie pas que vous êtes une mauvaise femme. Ce sont des réactions de défense face à une réalité inattendue. Elles ne définissent pas qui vous êtes.
✔️ 2. Parlez à quelqu’un de confiance
L’isolement amplifie les doutes. Trouvez une personne qui saura vous écouter sans vous juger : une amie bienveillante, un professionnel, une association d’aide à la grossesse, ou même une conseillère spécialisée. Parler, c’est déjà avancer.
✔️ 3. Rappelez-vous que vous êtes capable
On vous a peut-être dit le contraire, mais vous êtes capable. Même avec vos fragilités. Même sans tout avoir. Des milliers de femmes avant vous ont choisi de garder leur enfant dans des conditions difficiles — et ont trouvé, petit à petit, un chemin de vie et de joie.
✔️ 4. Informez-vous sur les aides existantes
Il existe des structures, des aides financières, des accompagnements humains qui peuvent transformer une situation de précarité en véritable tremplin. Vous n’êtes pas seule. Notre équipe de conseillères peut vous accompagner avec bienveillance et mettre à votre disposition toutes ces informations.
Et si cet enfant devenait une source de force ?
Ce que vous vivez aujourd’hui est douloureux, mais il peut être le point de départ d’un nouveau chapitre. Cet enfant n’est pas un obstacle à vos rêves. Il peut en devenir une force motrice. Il peut réveiller en vous un courage que vous ne soupçonniez pas.
Même si vous avez peur. Même si vous doutez. Même si vous pleurez… vous êtes déjà en train de vous battre. Et c’est beau.



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