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Je suis enceinte et je suis victime de violence

Dernière mise à jour : 11 juil. 2025


Si vous êtes enceinte et victime de violences, il est important de savoir que la loi vous garantit une protection.


Durant la grossesse, une femme enceinte est particulièrement vulnérable. Elle peut être victime de violence de la part de son partenaire, de son mari ou de son entourage.

Si tel est le cas, ne restez pas seule.


Dans cet article, nous allons vous mentionner les contacts d’urgence possibles, mais nous vous encourageons à nous contacter pour bénéficier d’un soutien personnalisé dans ces démarches qui peuvent parfois être complexes.


Il est important de noter que la violence ne se limite pas à la violence physique, elle peut également être psychologique, sexuelle et économique. Il est possible qu'elle se manifeste par du harcèlement et des menaces, mais aucune forme de violence n'est justifiable.


Certaines femmes sont contraintes de faire un acte qu'elles ne souhaitent pas, comme interrompre leur grossesse, ce qui constitue un délit grave.


Notre premier conseil sera de vous rendre dans un commissariat de police ou de gendarmerie. C’est un acte important dans la reconnaissance de ce que vous vivez.

Sachez qu’il existe des mesures d'urgence de protection même si vous n'avez pas déposé de plainte.


Nous vous recommandons de joindre le 39 19, qui est un moyen d'assistance gratuit et confidentiel. Vous recevrez une écoute attentive et des conseils pour vous guider vers les dispositifs d'accompagnement et de prise en charge locaux.


Vous pouvez également prendre contact avec le 116 006, qui vous guidera vers les associations et services les plus proches de votre domicile, capables de vous apporter leur aide juridique, sociale, psychologique et de vous accompagner dans vos démarches administratives et médicales.


Il est important de noter que la CAF peut également vous offrir une aide d'urgence afin de vous mettre à l'abri.


Pour vous protéger, pour protéger votre enfant et pour protéger votre compagnon de lui-même, le meilleur choix est parfois de partir.

Pendant votre grossesse, il est également possible de faire part de votre situation à votre sage-femme, à votre gynécologue, à la PMI ou au CCAS de votre commune.

Ces organisations et ces professionnels spécialisés sont présents pour vous apporter leur aide. Vous serez écouté et soutenu avec une grande bienveillance et discrétion.


Quant à nous, nous sommes également là pour vous écouter et vous soutenir dans vos démarches, ne restez pas seule. Il est important de prendre conscience que vous ne méritez pas ce que vous vivez et qu'il est dangereux que la situation perdure pour vous et votre enfant. La première prise de contact peut sembler extrêmement difficile, mais en réalité, c'est un premier pas vers la liberté


Si vous êtes enceinte et que vous vivez des violences, votre cœur est peut-être partagé entre la peur, la douleur, la confusion… et cette vie que vous portez. Peut-être entendez-vous des voix qui vous disent que ce n’est pas le bon moment, que vous ne pourrez pas élever un enfant dans ces conditions. Peut-être vous sentez-vous piégée, sans issue, sans appui.


Vous n’avez pas à rester dans la violence. Ce que vous vivez n’est pas normal, et vous avez le droit de dire stop, de chercher un refuge, de demander de l’aide, de vous protéger.

Nous connaissons des témoignages de femmes qui ont traversé les mêmes difficultés que vous et qui s’en sont relevées. Vous aussi, vous pouvez vous relever.


Garder votre enfant dans cette situation ne veut pas dire vous condamner. Cela peut devenir le début d’un nouveau chemin, un acte de liberté, d’amour et de reconstruction. 


Cet enfant n’est pas le fruit de la violence, mais un miracle au milieu du chaos. Un signe que tout n’est pas fini. Que quelque chose peut renaître. Que vous n’êtes pas seule, et que vous êtes capable d’écrire une histoire nouvelle.


Vous avez le droit d’être en sécurité. Vous avez le droit de vivre, d’aimer, de respirer.

Et vous avez le droit d’être mère, dans la dignité, la paix, et la liberté.

 
 
 

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